Quelles huiles essentielles pour mieux respirer?

bien-être, Respiration, santé, stress

Récemment, je discutais avec un ami qui me parlait des bienfaits des huiles essentielles, en particulier pour la respiration quand elle est perturbée. Ne m’étant jamais intéressé au sujet, je ne savais absolument pas de quoi il en retournait. Or, cette personne étant loin d’être farfelue, je me suis dit que j’allais faire un peu de bibliographie pour voir ce qui est dit des huiles essentielles pour la respiration.

J’ai été surpris de la richesse de la littérature à ce sujet et également les résultats qui paraissent vraiment intéressants à tel point que je vais certainement essayer sous peu!

Dans cet article, je vais donc parler des recherches effectuées sur les huiles essentielles et leurs effets sur la respiration.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle?

Une huile essentielle est une extraction des composés aromatiques volatils de plantes qui est concentrée et hydrophobe. Elle se fait de façon mécanique, par distillation ou entraînement à la vapeur d’eau. Le résultat est un composé huileux, odorant et facilement volatile.

Les huiles essentielles sont des éléments de la pharmacopée traditionnelle des civilisations anciennes. On en retrouve en Egypte ancienne, en Grèce, au moyen-orient, mais aussi en Chine et en amérique chez les Incas et les Mayas. Ces civilisations connaissaient à la fois les vertues pharmaceutiques de ces composés mais les utilisaient aussi en tant que produits cosmétiques. Au moyen-âge elles ont été un peu mis de côté puis redécouverte durant la Renaissance pour leur propriété olfactives et cosmétiques.

En occident, on a redécouvert leurs vertues dans la deuxième moitié du XXeme siècle. En particulier, l’intérêt est revenu via leurs propriétés antibiotiques. Aujourd’hui, elles sont bien étudiées et reconnu comme ayant un effet pharmaceutique par l’ANSM. L’ANSM les définit ainsi:

« Produit odorant, généralement de composition complexe, obtenu à partir d’une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement par la vapeur d’eau, soit par distillation sèche, ou par un procédé mécanique approprié sans chauffage. L’huile essentielle est le plus souvent séparée de la phase aqueuse par un procédé physique n’entraînant pas de changement significatif de sa composition. »

Ce qui est intéressant c’est que l’huile essentielle est active sans avoir besoin d’adjuvents ou de modifications chimiques. Sa simple application à la bonne dilution ou sa diffusion dans l’air permet de profiter de ses propriétés.

Les propriétés biologiques des huiles essentielles

Les plantes peuvent avoir des propriétés médecinales. C’est le principe de la pharmacopée. Ces propriétés sont issues des métabolites secondaires de la plante, c’est à dire de composés non indispensable dans le métabolisme de celle-ci. Par contre, ils peuvent avoir un rôle de défense ou donner un avantage sélectif à la plante dans son environnement. Cet avantage peut consister à neutraliser des prédateurs par exemple donnant des propriétés anti-fongiques ou anti-bactériennes.

Les huiles essentielles font parties de ces métabolites secondaires. Néanmoins, elles appartiennent à une classe particulière de ces métabolites puisque ces huiles sont composés des molécules volatiles. D’un point de vue de la physiologie de la plante, l’intérêt de ces composés n’est apparemment pas encore très clair. Néanmoins, leur diversité leur confère un grand nombre de propriétés biologiques différentes.

Ainsi, des propriétés anti-inflammatoires ont été décrites chez l’eucalyptus. Des effets anti-fongiques notamment contre la candidose ont été détectées dans la famille des achilées. De façon plus générale, un effet anti-microbien sur un large spectre de bactérie en fonction des huiles. Des études ont enfin également décrit des activités anti-tumorales ou ulcères.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire la thèse suivante en français qui est très instructive.

Les problématiques respiratoires entrant dans le champs des huiles essentielles

De part leurs nombreuses propriétés, les huiles essentielles peuvent être un support intéressant de la pratique respiratoire. D’un point de vue confort déjà, où l’odeur peut-être agréable pendant une séance. Néanmoins, il y a beaucoup plus.

Tout d’abord, les huiles essentielles peuvent servir à dégager les voies respiratoires. De part leurs propriétés anti-inflammatoires, certaines huiles peuvent être très utiles pour cet objectif. Par exemple l’huile essentielle de menthe possède des effets anti-asthme. Ensuite, de part leur activité anti-microbienne, elles peuvent aider pendant l’hiver à prévenir des rhinites d’origine bactérienne et aider à  les faire passer. Ainsi, une séance de respiration axée sur la diffusion du monoxyde d’azote et l’augmentation du métabolisme combiné aux huiles essentielles peuvent largement accélérer la fin d’une infection. Enfin, il a été montré que certaines huiles diminuent les marqueurs de stress. Par exemple, une étude a montré l’efficacité du cèdre du Japon pour diminuer le stress chez des travailleurs effectuant une tâche répétitive. Il est donc probable que cela vous aide lors de séance de relaxation ou de méditation.

N’hésitez donc pas à utiliser ces huiles pour agrémenter votre pratique respiratoire ou vos pratiques en général. Les plus classiques pour la respiration: eucalyptus, citron, menthe, lavande et romain.

Des précautions à prendre

Une mise en garde cependant, les huiles essentielles ont des principes actifs. Par conséquent, ils peuvent aussi avoir des effets négatifs et leur concentration peut être dangereuse. Leur ingestion provoque des empoisonnements par exemple. Toutefois, certaines huiles peuvent avoir des effets plus subtils mais pas moins dangereux.

L’huile essentielle de sauge par exemple crée des dommages sur l’ADN et les mitochondries du moustique tigre. Alors c’est intéressant pour nous qui n’aimons pas les moustiques mais il est probable que cela puisse aussi avoir un effet sur nous…

D’autres études ont montré que certaines huiles inoffensives seules peuvent dans le cadre de combinaison d’huiles devenir dangereuses. Là aussi, renseignez-vous bien avant de les utiliser. De même, n’utilisez pas ces huiles si vous prenez des médicaments sans en parler à un pharmacien ou un médecin.

Conclusion

Les huiles essentielles sont des produits intéressants en général et associés avec la pratique de la respiration en particulier. Comme tout produit actif, les effets peuvent être bénéfiques mais aussi délétères si mal utilisés. De même, leur combinaison peuvent provoquer des effets inattendus.

Toutefois, leur simplicité d’utilisation, un simple diffuseur permet d’en profiter facilement et de d’améliorer les conditions dans lesquels on respire. Expérimentez donc les huiles les plus simples comme l’eucalyptus, la menthe, le citron… Et voyez ce qui vous convient! Pour les mélanges complexes, après validation de l’inocuité du mélange, venez partager vos meilleures recettes!

A bientôt

Yvan

 

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