Souffle court: un symptôme à reconnaître
Le souffle court, ou dyspnée, est une sensation d’inconfort respiratoire : manque d’air, difficulté à respirer ou respiration ressentie comme inhabituelle.
Un essoufflement récent demande un avis médical. Si vous avez du mal à terminer vos phrases, une gêne respiratoire importante, des lèvres bleutées, une confusion, un malaise ou une douleur thoracique inquiétante, appelez immédiatement le 15 ou le 112. N’attendez pas le résultat d’un exercice ou d’une mesure pour demander de l’aide. Sans signe de détresse, consultez dans la journée pour un essoufflement apparu récemment. Une aggravation nécessite un nouvel avis.
Repères de l’Assurance Maladie pour un essoufflement récent.
Ce symptôme peut avoir plusieurs causes, parfois associées. Le stress et l’anxiété en font partie, mais il ne faut pas leur attribuer automatiquement une gêne respiratoire. Cet article présente quelques causes possibles et les repères pour demander un avis médical.

Anxiété et essoufflement : des liens possibles
Le stress et l’anxiété peuvent modifier la respiration et contribuer à une sensation de manque d’air. L’anxiété peut aussi être présente en même temps qu’une autre cause d’essoufflement. La présence d’anxiété ne permet donc pas, à elle seule, d’identifier la cause de l’essoufflement.
Une fois la situation évaluée, un professionnel de santé peut proposer un accompagnement de l’anxiété ou du trouble respiratoire identifié. Un soulagement après un exercice ne suffit pas à exclure une autre cause médicale. Pour une gêne récente ou qui s’aggrave, suivez les repères de consultation au début de l’article.
Pour approfondir : les causes possibles de l’essoufflement (NHS) et l’hyperventilation et ses symptômes (Cambridge University Hospitals).
Allergies et asthme
Chez une personne asthmatique, le contact avec un allergène peut déclencher une toux, des sifflements ou un essoufflement. Les symptômes de l’asthme peuvent aussi être déclenchés par d’autres facteurs. Ces symptômes nécessitent un diagnostic : une gêne respiratoire ne suffit pas à identifier une allergie ou un asthme.
Le traitement de l’asthme repose notamment sur les médicaments inhalés prescrits et un plan d’action adapté. En cas de crise, suivez ce plan. Ne remplacez pas le traitement par une réduction volontaire de la ventilation ; les signes de gravité nécessitent une aide urgente.
Des exercices respiratoires peuvent aider certains patients à mieux vivre leurs symptômes, en complément des soins. Cela n’établit pas une équivalence avec un médicament et ne justifie pas d’en interrompre la prise. Le choix d’un traitement contre une allergie dépend du diagnostic et de la situation.
Sources : asthme, traitements et plan d’action (NHS) ; place des exercices complémentaires (NHS Wales).
L’anémie
Une anémie correspond à un taux d’hémoglobine trop bas dans le sang et peut provoquer un essoufflement. Une prise de sang permet de la diagnostiquer ; d’autres examens en recherchent la cause. Le manque de fer est une possibilité, mais il existe d’autres origines.
Le traitement dépend de cette cause et de la gravité. Une supplémentation en fer ou en vitamines se décide selon le bilan médical. Les exercices respiratoires ne remplacent pas ce traitement ; il ne faut pas chercher à compenser une anémie en augmentant volontairement le CO₂.
Sources : diagnostic de l’anémie et traitement selon la cause (Assurance Maladie).
Les infections pulmonaires
Une gêne respiratoire associée à une toux ou à de la fièvre nécessite une évaluation médicale. Le traitement dépend de la cause et de la gravité de l’infection ; les antibiotiques ne traitent pas les virus. Le repos et l’hydratation peuvent accompagner les soins, selon votre situation, sans remplacer un traitement nécessaire.
Nous ne recommandons pas d’hyperventilation volontaire ni d’apnées pour traiter une infection. Après la maladie, une gêne persistante mérite un avis médical et, si nécessaire, un accompagnement adapté à la reprise.
Le tabac
L’arrêt du tabac apporte des bénéfices respiratoires et cardiovasculaires. Un professionnel de santé peut vous accompagner dans cette démarche. Un essoufflement persistant ou nouveau doit être évalué : ne l’attribuez pas automatiquement au tabac ou à son arrêt.
Nous ne recommandons pas de surventiler pour « nettoyer » les poumons. Une telle pratique ne remplace ni l’arrêt du tabac, ni les soins éventuellement nécessaires.
Pour aller plus loin : les bénéfices de l’arrêt du tabac et les possibilités d’accompagnement (Assurance Maladie).
L’insuffisance cardiaque
L’insuffisance cardiaque peut provoquer un essoufflement. Ses causes sont diverses et le traitement dépend du bilan : plusieurs médicaments et, selon les cas, d’autres interventions peuvent être nécessaires. Les diurétiques font partie des traitements possibles, mais ne résument pas la prise en charge.
Une gêne nouvelle ou qui s’aggrave mérite une évaluation, quel que soit l’âge. Les repères de consultation et d’urgence placés au début de l’article restent valables.
Source : insuffisance cardiaque, symptômes, causes et traitements (NHS).
Mise à jour COVID-19
La COVID-19 peut provoquer un essoufflement, avec des symptômes variables. Retenir sa respiration vingt secondes, compter ses respirations ou constater un soulagement après un exercice : ces observations ne permettent pas, à elles seules, de confirmer ou d’écarter cette infection, ni une autre cause médicale. La présence d’anxiété ne permet pas, à elle seule, d’attribuer cette gêne au stress.
Un oxymètre ne pose pas le diagnostic de COVID-19. Une valeur habituelle ne permet pas d’exclure l’infection et ne doit pas retarder un appel en présence de signes inquiétants. Si un professionnel vous a prescrit une surveillance, suivez ses consignes et signalez toute aggravation.
Pour un essoufflement récent, suivez les repères médicaux placés en début d’article. Ne réalisez pas de test d’apnée ou de respiration forcée pour décider si vous devez consulter.
Conclusion
Cet article présente quelques causes possibles et ne permet pas de poser un diagnostic. Observer sa respiration peut aider à décrire ce que l’on ressent ; cela ne garantit pas de repérer une maladie plus tôt.
Une gêne récente, persistante ou qui s’aggrave mérite un avis médical, même si vous êtes stressé ou si vous pratiquez régulièrement la respiration. En présence de signes de gravité, suivez les repères d’urgence placés en début d’article.
Pour les démarches à suivre : les recommandations de l’Assurance Maladie pour un essoufflement récent.
A bientôt
Yvan
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12 commentaires
Bonjour une question j’ai le souffle court au réveille seulement après 15 minute sa passe je marche 8000 pas pars jour je fait de l’exercice 2 fois semaine j’ai 65 ans c’est depuis 2 semaine que je me suis rendue que le matin au réveil seulement je fume ,15cigsrette par jour je sais je devrais arrêter j’ai beaucoup de difficultés merci
Vous devriez consulter votre généraliste puis un pneumologue au cas où.
J ai de la difficulté à respiré après un effort quoi faire
Avant toute chose, consulter un médecin pour faire un bilan.
Si tout est normal, il faudra entraîner le système.
J’ai eu le souffle court il y a 2mois lors d’un festival , je fumais la cigarette. Même beaucoup. J’ai eu tout d’un coup l’impression de n’avoir plus d’air dans la bouche, j’avais mon corps comme si j’allais tomber. J’ai vite été voir les médecins sur place, qui m’ont dit que mon coeur battait à 145. De la , mont si tu tout ça était à cause d’une situation de stress. Faut savoir que quelques jours avant mon grand père c’était fait opérer du coeur et faut savoir que je suis une personne de fort stressée dans la vie de tout les jours et fort nerveuse aussi. Depuis , j’ai tout le temps le manque d’air , parfois je suis obligée de me faire une crise toute seule et respirer dans un sac , pleurer un bon coup et je tremble sur tout le corps. J’ai appelé l’ambulance quelques jours après la première crise car je n’étais pas rassurée.. mais ils m’ont dit la même chose. Crise d’angoisse. Et pourtant , j’en avais déjà fait et c’était pas comme celle que j’ai maintenant. Avant c’était respiration vite , pleure ect. Maintenant c’est le contraire, respiration courte et l’impression de n’avoir aucune air. Donc les choses ne se sont pas arrangé non plus niveau stress , j’avais derrière la tête que c’était une crise cardiaque vu que ma poitrine me serrait , mon bras gauche me fait quelque fois mal.. donc , encore. Je suis retourner au urgence. Mont dit la même chose ,m’ont fait les électrocardiogrammes et tout va bien. Sauf , extrasystoles du au stress. Ce qui veut dire que mon coeur bat irrégulier. J’ai notamment aussi des palpitations, des fortes. Même parfois sans stresser.. tout ça vient de la tête certainement. Aujourd’hui, le 24 octobre 2022, j’ai toujours la même chose.. respiration courte , manque d’air .. palpitation , fatigue , tremblement (pas tout le temps). Et ça me stress toujours autant , mais j’essaie de laisser le positif dans ma tête , j’ai 21 ans et j’aimerai vivre comme avant. C’est horrible d’avoir sa..
BOnjour Laetitia,
effectivement vous présentez des symptômes assez classiques mais qui pourrissent la vie. N’hésitez pas à me contacter pour en parler.
A bientôt
Yvan
Je vie la meme chose j’ai 22 ans mon souffle est impeccable au réveil et 1h après c partie pour la journée complète même au repos limite au repos c’est pire mon souffle se coupe après trois pression au torse plus d’air et sa revient j’ai le nez bouché 20/24 du moin une narine et sela dur depuis 2020 première fois le Covid et depuis j’ai garder sa. Électrocardiogramme niquel poumon ras mes alors quoi ? On m’a parler du diaphragme ou des cailloux qui pourrait obstruer une alvéole pulmonaire. Bref sa me gâche la vie au quotidien
Peut-être un syndrôme d’hyperventilation? Peut être voir un pneumologue spécialisé sur le sujet.
Salut ta un réseaux pour qu’on en parle ? J’ai 21ans et je vie exactement la même chose mais vraiment pareil
Je vis la même chose , j’ai eu un curetage le 22 décembre 2023 , puis on m’a fait une hystérectomie le 13 mars 2024, on m’a diagnostiqué un départ de cancer (PT1A)) à l’uterus , rien aux ovaires, ni aux trompes, ni au col., j’ai eu 4 curiethérapie (une par semaine) et encore le radiotherapeute ne voulait pas m’en faire car ce serait un cancer à très bon diagnostique et de plus trop petit pour mériter d’être traité… mais voilà je fais de la spasmophilie depuis mes 11 ans et j’en ai 46 autant dire que j’en ai fais toute ma vie, je suis une grande angoissee avec peur de la mort … mon médecin m’a traité au Mag 2 , Magné B6 , Euphytose mais rien n’y faisait on a terminé au Lysanxia et là ça allait mieux…
Sauf que j’ai fini par l’arrêter au bout de 3 ans car trous de mémoire et j’en passe…
Ça fait plus de 11 ans que je ne prends plus rien du tout ni Magnésium ni anxiolitique …
Et avec les derniers événements , l’annonce de ma gastrite, du cancer etc … je suis en pleins dedans , je fais des extrasystoles aussi j’ai des trous de battements tout les 3 battements puis tout les 10 battements ça dépend, mon medecin l’a donné Cardiocalm j’ai été voir le cardiologue il y a 4 jours tout va bien , le pneumologue , à part de l’hyperventilation il ne sais pas me dire si j’ai un fond d’asthme ou de bronchite chronique , je ne tousse pas du tout et j’ai arrêté de fumer il y a une année donc pour la bronchite on repassera , j’ai aussi fais 2 scanner thoracique car on m’avait retrouvé un micro-nodule de 6mm qui n’a pas bougé et qui proviendrait de ma pneumonie quand j’avais 23 ans … donc cicatricielle … bref … Le pneumologue en a profité pour me faire faire le test du sommeil pour l’apnée, résultat le 1er juillet, je stresse déjà d’y aller alors que ce n’est rien du tout … mon médecin m’a prescrit un anxiolitique de l’alprazolam 0.25 … mais je n’ose pas le prendre car bien entendu j’ai aussi peur des réactions allergique alors que si ça se trouve ce serait la solution … bon du coup je vais commencer mon Mag 2 demain et prendre rendez-vous pour de l’hypnotherapie et voir
pour une therapie comportementale, en attendant … ensuite en dernier recours je prendrais l’anxiolitique… ha et pour arranger le tout je suis un peu anémiée mais avec la gastrite je ne peux pas prendre le fer que m’a donné mon médecin, il faut que je le revois pour ça aussi … mais quelle galère… courage et soignez vos nerfs car vous êtes jeune , ne vous pourrissez pas avec tout ce stresse et prenez soin de vous et rappelez-vous le stress abîmé, moi j’ai eu colopathie de stress résultat diverticules aujourd’hui, j’ai eu des douleurs à l’estomac lié au stress , aujourd’hui gastrite nerveuse … donc relaxation , sophrologie , yoga , photothérapie etc ..
Bonjour. Depuis quelques semaines je manque très souvent de souffle. Le moindre effort comme monter les escaliers m’épuise. J’ai très souvent sommeil, des vertiges momentanés qui durent quelques secondes ainsi que des céphalées par moments. Je suis suivi par une cardiologue qui n’a détecté aucun problème majeur au niveau du cœur qui se porte bien au vu des différents examens que j’ai fait jusqu’à présent (ECG, ECG Holter, Epreuve d’efforts etc…). Les récents examens biologiques récents que j’ai fait ont montré un taux assez élevé du mauvais cholestérol. Je ne pratique pas d’activités sportives. Je ressent souvent de petites gênes au niveau du cœur (picotements, contractions, emballement). A ma dernière consultation avec ma cardiologue, elle m’a conseillée de faire une fibroscopie pour voir s’il n’y a pas une présence d’ulcère vu que je ressent souvent des douleurs de poitrine. Pour elle, l’ulcère pourrait expliqué les gênes au niveau du cœur. Quels conseils pouvez-vous me donner et qu’est ce qui pourrait expliquer toutes ces sensations que j’ai en ce moment?
Bonjour,
n’étant pas médecin, je ne peux pas vous donner de conseils de santé si ce n’est d’aller au bout de l’investigation de votre cardiologue et gastro-entérologue.