La respiration Wim Hof est une technique qui a mis en avant la pratique de la respiration en général. J’ai découvert et pratiqué assidument cette méthode en 2016. C’était une vraie ouverture dans le travail respiratoire par rapport à ce que je faisais déjà. En effet, cette méthode provoque des réactions extrêmement claires et visibles.  Aujourd’hui, après avoir eu une pratique continue jusqu’à l’hiver dernier, je la pratique toujours de temps à autres en fonctions des besoins. Néanmoins, elle n’est plus au centre de ma pratique pour diverses raisons et du coup, je n’écris que peu dessus. 

Il y a peu j’ai été contacté par Kévin qui se forme à cette méthode pour me proposer d’écrire un article sur comment aller plus loin dans l’expérience. J’ai trouvé que cela pouvait être intéressant pour apporter un plus aux lecteurs qui s’intéressent à Wim Hof. Découvrez donc cet article invité et merci à Kévin pour sa proposition!

Si tu n’arrives pas à tirer tous les bénéfices de la respiration Wim Hof: Pas de panique!

La vérité c’est que, passé un certain temps/niveau de pratique, les effets ont tendance à s’estomper.

Il faut alors augmenter les temps et le nombres de rounds.

Enfin, ça c’est ce que je croyais…

A force de tests et d’expérimentations quotidiennes, j’ai pu mettre en évidence 3 paramètres qui jouent sur la qualité des cycles de de respirations.

Et juste avant de t’en parler, voici un bref résumé de la méthode.

Loin de moi l’idée de répéter une énième fois ce qui ai déjà très bien expliqué sur le site officiel et dans cet article réalisé par Yvan, je tenais toutefois à faire un rappel pour les personnes qui ne connaitraient pas encore les enjeux de la méthode.

Qui est Wim Hof?

Ce Néerlandais surnommé « The Iceman  » c’est avant tout fait connaitre par la réalisation de nombreux records:

  • nager sous la glace sur 66 mètres
  • courir un marathon dans le désert du Namib sans boire
  • courir un semi-marathon au niveau du cercle arctique, pieds nus et uniquement en short

Et là où il aurait rester un simple « animal de foire » Wim Hof a eu l’occasion de rationaliser ses prouesses par le biais d’études scientifiques. L’étude la plus connue étant celle mené par le professeur Peter Pickkers le 14 juin 2010 où Wim Hof se vit injecter  une endotoxine de l’entérobactérie Escherichia coli.

Voici le reportage de cette étude:

Les résultats de cette étude ont montré que Wim Hof, par le biais de sa respiration et de sa méditation avait pu influer sur son système immunitaire. De là, le même protocole a été mené sur un groupe de 12 personnes préalablement entrainé à la méthode Wim Hof. Résultats qui en sont venu au mêmes conclusions.

Qu’est ce que la respiration Wim Hof (et comment se pratique-t-elle)?

La méthode se décompose de la manière suivante:

  • un inspiration ventre, diaphragme et clavicule (par la bouche ou par le nez)
  • une expiration « sans forcer »

Un cycle de compose d’une trentaine à une quarantaine d’inspirations/expirations.

Sur la dernière expiration on entame une phase d’apnée poumons vides qui peut durer jusqu’à 3 à 4 minutes pour les expérimentés.

La fin du cycle se termine par une grande inspiration puis une seconde phase d’apnée poumons pleins d’une dizaine de secondes.

Il vous faudra enchaîner 3 à 4 cycles en tout.

Voici une vidéo d’une respiration guidée:

Maintenant que les présentations sont faites, nous allons pouvoir passer aux 3 paramètres qui vont te permettre d’aller encore plus loin dans tes cycles de respirations.

Mais juste avant…

Ce que je vais partager avec toi est avant tout un retour d’expérience. Pratiquant de la méthode depuis plus de 2 ans et en phase de devenir instructeur certifié, les propos suivants sont le résultat d’expériences empiriques et, à ce titre, n’engagent que moi.

D’ailleurs, je vous attends dans les commentaires pour échanger ensemble.

Les 3 paramètres pour améliorer sa respiration

1 – Le relâchement du corps

Enchaîner la respiration ventrale, diaphragmatique et claviculaire peut être gênée par un état de stress et émotionnel fort.

Mais ce n’est pas tout… un repas trop lourd ou trop conséquent pourra également impacter la qualité de votre travail respiratoire en entravant votre capacité pulmonaire. L’estomac dilaté va gêner l’entrée d’air dans les poumons ainsi que les mouvements naturels du diaphragme. Vous aurez l’impression de forcer votre respiration et, au lieu de vous détendre, vous allez inconsciemment vous crisper encore plus.

 

Pour pallier à ce problème et vous aider à relâcher, voici 2 conseils:

Gardez un temps assez long entre votre séance et votre dernier repas. Idéalement vous pouvez pratiquer la respiration Wim Hof au réveil et à jeun.

Vous pouvez par exemple intégrer votre pratique Wim Hof à un rituel du matin. J’ai réalisé un dossier complet sur le sujet avec une séance guidée de 10 minutes: cliquez ici pour y accéder

pratiquer un exercice de relâchement musculaire avant votre pratique. Vous pouvez par exemple utiliser la technique du BodyScan (aussi appelé « méditation par balayage corporel ») ou tout autre exercice de Yoga.

2 – La respiration guidée 

La respiration Wim Hof est rythmée par des temps d’inspiration et d’expiration non discontinus. Ainsi lorsqu’on pratique seul, on peut avoir des moments d’égarement et se couper inconsciemment du rythme. Surtout en période de stress où notre cerveau est submergé par de (trop nombreuses) pensées.

Ceci aura un impact direct sur la qualité de votre séance. Raison pour laquelle il est intéressant de suivre une séance guidée. A l’image d’une séance de musculation, on a toujours tendance à être plus focus et à donner plus lorsqu’on est coaché par une personne extérieure.

Par expérience, j’ai toujours été plus profondément dans mes respirations lorsque j’ai été guidé par un instructeur (que ce soit en présentiel ou en audio). Raison pour laquelle je vous conseille de suivre une respiration guidée pour vos séances de respiration Wim Hof (cf vidéo citée plus haut dans l’article).

3 – Focaliser sur sa respiration

Une autre problématique, qui peut survenir lors de vos respirations (même en étant guidé), est l’apparition des pensées parasites. Au même titre qu’une méditation, et en fonction de votre état émotionnel, vous pouvez être gêné par ses pensées. Ainsi, sans vous en rendre compte, vous vous laissez happer  par ses dernières. Votre concentration chute et vous vous déconnectez instamment de votre cycle de respiration.

La solution est de réagir dès que vous sentez les premières arriver en vous re-concentrant sur votre respiration quitte à devoir quitter momentanément votre état semi méditatif. Cela va vous demander un gros effort de concentration de quelques secondes à vous et à votre cerveau.

Le mieux étant de reprendre volontairement le contrôle de votre respiration et vous focalisant sur la vague (ventre, diaphragme et clavicule).

Conclusion

Comme je le disais précédemment, ces conseils se destinent plus particulièrement à celles et ceux qui ont déjà une certaine expérience de la pratique de la méthode Wim Hof et qui ont du mal à retrouver les sensations des premières fois (le corps ayant développer une certaine accoutumance).

Je serais d’ailleurs ravi de débattre et d’échanger avec vous dans les commentaires.

Si vous débutez, vous n’aurez probablement aucun mal à ressentir les effets dès les premières minutes de pratique. Et pour cela je vous encourage vivement à participer à un atelier en présentiel encadré par un instructeur certifié.

D’ailleurs, en fonction de la date à laquelle vous lisez ces lignes, je serais probablement l’un d’entre eux!

 

Si vous voulez retrouver Kévin et avoir plus d’informations, je vous invite à aller voir son site internet: https://projetoctopus.fr/ !

 

A bientôt

 

Yvan

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