Le souffle: un agent de transformation

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Aujourd’hui, on va ajouter un concept supplémentaire à la respiration : l’intention. Jusque-là, les respirations que nous avons utilisées étaient principalement mécaniques ou physiologiques. Pourtant, la respiration peut être plus que cela lorsque l’on y ajoute une intention, de l’esprit. Dans ce cas, j’utiliserais alors plutôt le terme de souffle. Le souffle sera alors la combinaison de la ventilation, de la respiration, de la conscience et de l’intention. En faisant cette liste, on s’aperçoit que le souffle touche à beaucoup de ce qui fait de nous un humain. On ne s’étonnera donc pas du pouvoir de changement que le contrôle du souffle possède.

Récapitulatif des éléments du souffle

Ces définitions sont celles que j’utilise pour ranger un peu les différents concepts que j’utilise. Tout d’abord la ventilation. La ventilation est la mécanique de la respiration. C’est le fait de faire rentrer l’air dans les poumons, rien de plus. Cette ventilation permet la respiration mais n’en est qu’un élément. Elle est contrôlée par notre système nerveux végétatif (inconscient). Ainsi, une machine peut se substituer à nous pour nous faire ventiler.

La respiration est l’utilisation de l’oxygène. C’est ce qui nous permet de tirer de l’énergie de l’air qui entre dans notre organisme par la ventilation. Cette respiration est donc physiologique. Elle est influencée par nos émotions, notre activité et autres… Néanmoins, elle peut être contrôlée par notre conscience.

La conscience quant à elle, est une composante de l’esprit. C’est ce qui nous permet d’observer, d’analyser et contrôler le corps. C’est donc en conscience que nous allons changer nos motifs respiratoires pour avoir un effet et contrôler ainsi notre physiologie de façon presque analytique.

Quelle est la différence avec l’intention ? L’intention est une information que nous pouvons associer à une action. Cette intention permet de largement faciliter l’exécution d’une action. Par exemple, si je veux prendre un verre, comme j’ai un contrôle de mon corps, je ne génère qu’une intention pour saisir le verre sans avoir à réfléchir à comment je vais bouger le bras. La différence avec l’étape de la conscience analytique est que si une tâche est complexe ou mentale, l’intention ne peut pas faire le boulot puisque le corps ne sait pas faire (à priori). Par exemple, un bilan comptable. Lorsque l’on cherche à utiliser des motifs respiratoires, c’est donc pour effectuer une tâche que nous ne savons pas faire à l’intention (à priori toujours). Par exemple, relâcher le diaphragme après un choc.

L’intention est donc une commande peu précise qui permet pourtant d’arriver à un résultat qui lui l’est sans trop savoir comment. Au départ, l’intention concerne plus facilement notre propre corps. Quand on passe à avoir une influence sur l’environnement extérieur, ça s’appelle de la magie.

Le souffle et le corps

Le souffle est donc de la respiration associée à une intention. Pourquoi associer les deux ? Pour l’instant, on va dire que l’air qui passe dans le corps permet de générer une sensation subtile qui est facilement transposable dans le reste du corps.

L’intention associée à la respiration permettra donc d’apporter un ordre là où vous arriverez à amener la sensation de respiration. Cela peut être une sensation de détente musculaire mais également de régénération d’une blessure par exemple. Des exemples assez bluffant sur blessures par balle ou par couteau m’ont été rapportés.
On peut également décider d’amener un ordre de nettoyage des émotions stockées dans les différentes parties du corps, ou simplement de ramener de la conscience dans une zone donnée.

A noter, un afflux de sang est observable très facilement dans une zone où l’intention est placée. C’est d’ailleurs une bonne astuce pour empêcher par exemple l’apparition d’un mal de tête.
Le souffle va donc pouvoir être utilisé pour transformer en profondeur le corps mais aussi notre psyché ou notre mémoire !

Un exemple d’exercice du souffle

Pour introduire cette notion de souffle, je vais donner un exemple d’exercice qui permet de mettre son utilisation en jeu. Vous allez simplement rester debout est inspirez par le nez et expirer par la bouche. Faîtes ceci une trentaine de seconde et cherchez à sentir la sensation de l’air qui se déplace. L’exercice commence dès que vous avez cette sensation en main.

– Inspirez par le nez mais cherchez à faire monter la sensation de l’air dans le nez jusqu’entre les deux yeux et expirez. Recommencez jusqu’à ce que vous soyez à l’aise.
– Ensuite, inspirez et faîtes monter cette sensation sous la forme d’un courant d’air dans le front, puis sur le crâne et descendez jusqu’au cou. Puis expirez.
– A partir de maintenant, vous allez poursuivre l’inspiration en descendant le long de la colonne. L’objectif est de garder la sensation nette le plus longtemps possible. Dès que vous la perdez, expirez et faîtes le trajet en sens inverse.
– Recommencez à inspirer en faisant le même trajet et essayer d’aller plus loin que la fois précédente. Si vous pouvez, poursuivez jusqu’au prochain blocage puis expirez en sens inverse. Sinon, recommencez.
– Continuez ainsi jusqu’à atteindre les talons, voir la surface du sol…

Cette exercice est plus compliqué que ce qu’il ne semble. Toutefois, il introduit parfaitement la notion de souffle. En effet, en faisant descendre cette sensation en inspirant, vous allez pouvoir donner du mouvement à votre sensation et identifier les zones où votre conscience n’est pas présente. Dans ces zones, votre intention la ramènera.
Quand vous serez à l’aise, associez à votre intention une notion de nettoyage en visualisant peut être une inspiration bleue qui descend le long de la colonne et expiration grise qui en ressort et que vous relâchez dans l’air.

Conclusion

Le travail du souffle possède un pouvoir transformant incroyable. Cet exercice est à peine une introduction mais il permet de bien fixer l’esprit de ce type de travail. C’est également un travail essentiel de la troisième phase de la méthode REBO2T.

Vous avez noté (peut-être) que je n’ai absolument pas donné l’effet de ce que cet exercice peut procurer. N’hésitez pas à m’écrire individuellement pour me dire ce que vous avez ressenti, je ne veux pas vous influencer sur vos expériences avec cet exercice. Abordez-le donc sans à priori, ce n’en sera que plus profitable !

Notez que ce travail du souffle sera largement abordé lors de l’évènement d’avril où pendant trois jours, nous partirons à la découverte des mécanismes peu évident du corps et de la psyché ! Les inscriptions se font jusqu’au 20 mars ! Plus d’infos ici !

A bientôt

Yvan

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