Stress au travail établir un plan d’action

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Nous voici à la conclusion de la série stress au travail et respiration. Nous avons vu à quel point la respiration est importante pour bien gérer le stress au travail et limiter ses effets. Néanmoins, la respiration malgré toute son importance ne permet pas d’éliminer la source du stress. Dans cet article qui concluera cette série, nous allons voir d’autres outils qui permettront d’aller encore plus loin dans cette gestion du stress au travail. En effet, la respiration est la première ligne de défense et votre premier outil pour retrouver de l’énergie. Ensuite, il sera temps de prendre des mesures pour changer la situation et non plus votre état. Mettre en place un vrai plan d’action!

Cet article est donc une ouverture vers une stratégie plus globale de gestion du stress lié au travail et présente des solutions complémentaires à la respiration pour le gérer. Ces solutions pourront dans une certaines mesures vous aider à changer la situation en plus de votre état.

 

La respiration, le point de départ de votre plan d’action

Que ce soit parce que sa modification entraîne des problèmes ou parce qu’elle permet de supporter et d’éliminer les effets du stress, la respiration est le point de départ de notre stratégie. En effet, le problème majeur du stress est qu’il fatigue l’ensemble du corps. Si vous êtes capables de bien respirer, vous aurez plus d’énergie, plus de mobilité corporelle et moins de tensions qui vous fatigueront. De plus, les techniques respiratoires permettent de nettoyer au fur et à mesure la psyché ou donner un surplus d’énergie pour passer un cap difficile.

Vous devez donc vous gérer au départ avec la respiration. Elle vous permettra de tenir sur la durée et vous fera passer les points difficiles et à faire les choix qui s’imposent. Cela doit donc être votre premier focus avant d’envisager de grands changements. Nous sommes d’accord que cela ne solutionnera pas le fond du problème mais vous serez dans les meilleures dispositions possibles à ce moment-là pour vous y atteler.

Identifiez donc la source de stress à laquelle vous êtes soumis le plus et utilisez la technique respiratoire la plus appropriée pour le réduire. Mais que faire quand la source du stress ne s’arrête jamais? C’est ce que nous allons voir maintenant.

Changer la perception de la situation

Un concept que j’aime beaucoup est le concept de responsabilité. En gros, tout ce que je vis, j’en suis responsable. Pas dans le sens où j’en suis la source mais dans le sens où la façon dont je le vis ne dépend que de moi. Ainsi, quelle que soit la source de stress, la manière de la recevoir et de la vivre variera en fonction des gens.

La première étape après la respiration du plan d’action pour mieux vivre le stress professionnel est donc de changer notre perception de la source. Il y a de nombreux moyens de faire cela. Par la visualisation par exemple, on peut changer « la consistance » de certains souvenirs de situations inconfortables.

Pour faire cela, souvenez-vous d’une situation professionnelle qui vous a stressé, visualisez là, entendez là, sentez les odeurs, rappelez vous des sensations que vous avez éprouvées. Au passage, sentez alors dans votre ce qui se passe pendant que vous vous rappelez de cette situation. Maintenant, revoyez la situation mais en noir et blanc. Réentendez les sons comme s’ils étaient joués à la radio. Sentez que vous la vivez confortablement dans un fauteuil moelleux. Maintenant, sentez l’état de votre corps pendant que vous faîtes cela. Quels sont les changements?

Comme vous pouvez l’expérimenter, une situation qui vous faisait alors stresser peut devenir totalement insignifiante. Vous pourrez alors mieux vivre beaucoup de situations stressantes…

Néanmoins, parfois le stress est lié à des faits beaucoup plus concrets avec une influence matérielle et physique beaucoup plus concrète. Dans ce cas-là, il va falloir prendre des mesures également matérielle et physique concrètes…

Contenir le problème par des stratégies d’organisation: solution au stress auto-infligé

Aujourd’hui, je suis très actif sur ce blog comme vous pouvez le constater. Pourtant, j’ai également deux start-ups qui tournent ainsi que mes cours d’arts martiaux et mon association d’arts martiaux à gérer. Comment gérer la charge de travail et de stress qui va avec? Avec un plan d’action qui intègre le fait de prioriser et faire des choix. Tout n’est pas indispensable à faire et dans ce qui est indispensable, tout ne doit pas être réglé dans la minute. Et surtout, vous ne devez pas forcément être impliqués à tous les niveaux…

Cela paraît évident mais cela demande une qualité à développer: le lâcher-prise. En ce qui me concerne, je ne fais ce travaille sur ce type d’organisation que après une session de respiration pour avoir l’esprit le plus clair possible. (cf. l’article sur le nerf vague et la prise de décision). Ensuite, l’esprit clair, il existe des outils graphiques très performants pour aider à mettre ces stratégies d’organisation en place.

Par exemple, classer sur un graphique avec en x les situations en fonction de leur urgence et en y en fonction de leur caractère critique. Vous serez parfois surpris comme l’organisation est évidente à condition de laisser l’émotionnel et l’ego de côté… Ainsi, une tâche que l’on considère urgente mais qui finalement n’a que peu d’impact pourra être sous-traitée voire abandonnée au profit d’une tâche critique mais pas forcément à faire urgemment. Résultat? Vous aurez moins de stress et plus de temps pour vous donner au maximum sur la tâche critique.

C’est donc un excellent moyen de gagner du temps et de diminuer ainsi la charge de stress par jour…

Estimer le pouvoir de nuisance: solution au stress imposé

Ce point est critique pour réellement pouvoir gérer le stress en milieu professionnel. La notion de pouvoir de nuisance. Très politiquement incorrecte, c’est pourtant ce qui fait tourner le monde. Une des sources majeures du stress au travail est la pression hiéarchique (et sociale par extension). En effet, la soumission à la hiéarchie est une norme professionnelle et cela peut tourner au cauchemar en cas de hiéarchie agressive.

C’est là qu’intervient le pouvoir de nuisance. Le concept est simple: qui a le plus à perdre dans une interaction. Alors c’est bien moins noble que le travail collaboratif ou la communication non violente mais parfois, il faut commencer par là pour remettre une relation à plat. En effet, il ne peut pas y avoir de communication entre une botte et une fourmi… Je vous conseille de lire des livres comme Power ou les 36 stratégèmes pour mieux comprendre cela.

Il faut donc savoir si réellement, la ou les personnes qui sont la source de votre stress permanent ont oui ou non un pouvoir de nuisance suffisant pour vous obliger à subir cela tous les jours de votre vie. Scoop: la plupart du temps la réponse est non. A une condition, pouvoir voir la situation sans l’ajout des émotions et des peurs déjà ancrées. D’où le fait qu’encore une fois, le travail respiratoire peut-être la base du changement. Une fois plus lucide demandez vous alors qu’elle est la pire chose que cette personne peut vous faire. Ensuite, demandez-vous si vous partez qui sera le plus embêté? Là aussi la réponse est parfois surprenante. J’inclus là-dedans également es étudiants stagiaires, thésards, internes… L’équilibre des forces n’est pas forcément en votre défaveur contrairement à ce que l’on essaie de vous faire  croire.

Si effectivement le déséquilibre est trop important, alors il faudra peut-être envisager de partir… Pas facile à faire sauf à le préparer. Ce qui nous amène au point suivant: toujours avoir un plan B…

Toujours un plan B sous le coude

Le stress perçu est toujours lié à la perception que nous avons du danger. L’importance du fait que le stress professionnel nous impacte tant est que pour la plupart d’entre nous, travailler est nécessaire. La perte de travail est donc perçu comme un danger direct à notre survie. Le poids du stress est donc considérable. IL va falloir intégrer dans votre plan d’action un moyen de l’alléger.

Comment l’alléger? Avec un plan B. La présence d’un plan B est le meilleur moyen de ne pas subir une pression trop importante dans la situation actuelle. Le simple fait d’avoir une porte de sortie permet de diminuer le stress perçu à contrainte équivalente. Evidemment, avoir un plan B n’est pas forcément aisé. Surtout la tête dans le guidon. Cependant, rappelez-vous, le but premier à défaut d’éliminer le stress est de retrouver de la lucidité. A partir de là, les idées et les solutions apparaissent.

En quoi peut consister un plan B? Développer une activité en parallèle, même si elle tourne au ralentit. Prendre des contacts des employeurs potentiels pour savoir que vous pourrez toujours aller voir là-bas. Mettre en place une stratégie d’investissement pour avoir des revenus complémentaires qui soulageraient une période sans activité… Les possibilités sont nombreuses et avec un peu de méthode et un esprit clair, elles sont faciles à mettre en oeuvre en quelques heures par semaine. Et tout le monde a quelques heures par semaine, même s’il faut sacrifier quelque chose. La piste du Miracle Morning est également un véritable moyen de trouver ce temps. Auquel cas, je renvoie au deuxième paragraphe de l’article…

Enfin, il y a un dernier avantage avec un plan B. il peut s’avérer au final beaucoup plus plaisant et parfois lucratif que la situation actuelle. J’en veux pour preuve le nombre important de reconversions. Vous vous rendrez peut-être compte que le stress que vous ressentez est peut être lié au fait que vous n’aimez tout simplement pas ce que vous faîtes et que votre voie est ailleurs! C’est personnellement ce qui m’est arrivé…

Savoir couper et compartimenter

Une fois tout cela mis en place, il reste une dernière approche importante à intégrer dans votre plan d’action dont je vais parler pour finir de gérer le stress au travail. Savoir couper et compartimenter. Si le travail vous stresse, inutile de le ramener chez vous ou du moins, dans votre vie privée.

Forcez-vous à prendre des jours. Pas nécessairement un bloc de vacances mais des week-ends plus longs. Ou des demi-journées pour pouvoir profiter des soirées. Pourquoi? Parce que cela permettra de ne pas accumuler ce stress et de le relarguer sous la forme d’une semaine de maladie quand le corps se relâche d’un coup pour tout récupérer au moment de prendre trois semaines de vacances. Typiquement, prendre un jour de plus toute les deux semaines en période de stress permet d’augmenter un peu le temps de coupure.

Ensuite, pendant ces moments-là, compartimentez. Ne répondez ni au téléphone ni aux mails. Si votre téléphone perso vous sert à lire vos mails pro, supprimer les notifications mails de votre téléphone. Cela sera salvateur parce que vous vous rendrez compte que les gens sont capables de se passer de vos efforts pendant quelques jours. Si ce n’est pas le cas, alors revoyez à la hausse votre pouvoir de nuisance… Ne venez pas polluer votre cercle familial ou social avec vos problèmes. Parlez-en avec vos collègues plutôt.  Au contraire, profitez de vos amis pour vivre autre chose et vous détendre.

Autre astuce, enlevez facebook, instagram ett twitter de votre téléphone en période de repos. Cela évitera que vous perdiez du temps dessus au lieu de faire des choses qui vous plaisent réellement.

Ainsi, vos temps de coupure seront vraiment des temps de repos. Vous pourrez les utiliser pour prendre le temps de respirer, bien manger, faire attention à boire suffisamment et de faire du sport, ce qui participera à votre récupération.

Mettez en place un plan d’action concret

Un des gros problèmes du stress continu est qu’on se retrouve tétanisé. Ainsi, on cherche de l’information, on la lit, on la retient, puis on va en chercher plus sans jamais rien mettre en oeuvre ce qui donne l’impression que ce qu’on lit ne marche pas. C’est un cercle vicieux. Il faut donc mettre en plan d’action en oeuvre.

D’abord, identifiez et nommez les sources de stress auxquelles vous êtes soumis. Retrouvez dans cette série d’articles la solution qui convient le mieux. Mettez en place une ou des résolutions pour y arriver.

Inutile de multiplier les résolutions, vous ne les tiendrez pas toutes. Commencez modestes mais engagez vous avec vous même. Notez ce que vous comptez faire sur un tableau blanc et prévoyez-vous le temps de le faire puis exécutez-vous.

Ce qui peut aider est de faire un calendrier sur un tableau blanc sur un mois et de cocher chaque fois qu’une action prise a été mise en oeuvre. Vous verrez alors vos efforts notés et cela renforcera votre confiance en vous.

Pour choisir quelles actions effectuer, il est important que vous sachiez précisément l’effet que vous voulez obtenir. Notez ce que vous voulez dans combien de temps puis choisissez la technique la plus appropriée. Etablissez votre calendrier puis commencez à cocher vos cases! Une fois l’objectif atteint, vous pouvez ajouter une nouvelle action. Et ainsi de suite…

Conclusion

C’est ainsi que s’achève ma série d’articles sur le stress au travail et comment utiliser la respiration pour mieux le gérer. Dans ce dernier article, nous avons vu comment soutenir la respiration avec d’autres méthodes pour pouvoir mieux gérer le stress. Mettez en oeuvre ces conseils et vous verrez des changements concrets se produire vis à vis de votre rapport  au stress professionnel.

Pour aller plus loin, je suis en train de construire une formation contenant livres numériques, vidéos et audio pour organiser un plan d’action concret à mettre en oeuvre pour gérer le stress professionnel. Si vous souhaitez en savoir plus sur la sortie de cette formation, je vous invite à vous abonner à la newsletter en bas de page. Sur un plan en 12 semaines, nous verrons comment passer d’une situation infernale à une vraie sérénité vis à vis du stress professionnel. Il me tarde de vous présenter ce travail!

 

J’espère que cette série d’articles vous a plu. Ils seront compilés avec des petits bonus pour constituer un petit guide gratuit de la gestion du stress au travail. Si vous avez trouvé cette série d’articles utile, partagez-là pour aider au maximum à mieux vivre le stress professionnel.

Je vous dis à bientôt!

Yvan

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